AKZAK
 

AKZAK

Création pour 12 danseurs et le percussionniste live Xavier Desandre Navarre (Burkina Faso/Maroc/Tunisie/France)

Chorégraphie : Héla FATTOUMI/Éric LAMOUREUX

Interprétation : Sarath AMARASINGAM, Yasinthe Teguawende BAMOGO, Meriem BOUAJAJA, Juliette BOUISSOU, Mohamed CHNITI, Chourouk EL MAHATI, Adama GNISSI, Moad HADDADI, Synda JEBALI, Mohamed LAMQAYSSI, Fatou TRAORE, Angela VANONI

Compositeur, musicien live : Xavier DESANDRE NAVARRE

Costumes : Gwendoline BOUGET, assistée par Bérenice FISCHER

Créateur lumières : Jimmy BOURY

Production : VIADANSE – Direction Fattoumi/Lamoureux

Coproductions
MA, scène nationale de Montbéliard
Le Granit, scène nationale de Belfort
Chateauvallon, scène nationale
Le Théâtre, scène nationale de Macon
Théâtre Jean Vilar, Vitry-sur-Seine

En collaboration avec la Termitière, CDC à Ouagadougou
et La formation Nafass, Marrakech

Avec le soutien de l’Institut français (Maroc, Tunisie, Burkina Faso, Paris)
et de la DAECT (Délégation à l’Action Extérieure des Collectivités Territoriales) dans le cadre du projet de coopération culturelle décentralisée entre les Villes de Belfort et de Ouagadougou, et du Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté dans le cadre du dispositif de Solidarité Internationale.

Une pièce labellisée Africa 2020
Ce projet est labellisé Africa 2020 par l’Institut français. La saison Africa 2020, portée par l’Institut Français, est une fenêtre de visibilité de la création contemporaine africaine en France. De juin à décembre 2020, des événements auront lieu à travers toute la France, mettant en avant des propositions artistiques couvrant l’ensemble des champs artistiques.

 

 

27 mars : Biennale de la danse en Afrique, Marrakech, Maroc – AVANT PREMIERE
31 mars : Rabat, Maroc
2 avril : Casablanca, Maroc
6 avril : Festival D-CAF, Le Caire, Egypte
En Juin : Journées chorégraphiques de Carthage, Tunisie (option)
25 et 26 septembre : PREMIÈRE FRANÇAISE, les Zébrures d’Automne, Francophonies, Limoges
2 octobre : Théâtre Jean Vilar, Vitry sur Seine
8 octobre : Scène nationale de Dieppe
13 octobre : Tangram, Scène nationale Evreux Louviers
16 et 17 octobre : Scène nationale de Martinique
Octobre 2020 : Ouagadougou, Burkina Faso
12 et 13 novembre : Granit, Scène nationale de Belfort
17 novembre : Scènes du Jura, scène nationale de Dole-Lons le saunier

AKZAK

CRÉATION 2020

Le fondement d’AKZAK puise à l’ « identité-relation » qui caractérise notre complicité artistique depuis trente ans,  irriguant nos spectacles et les dix années du festival international Danses D’ailleurs à Caen. Nos échanges réguliers avec le continent africain ont cultivé des fidélités qui nous amènent aujourd’hui à réunir de jeunes danseurs issus des formations de Ouagadougou, de Marrakech, de Tunis et d’ici. Aller vers et accueillir, double élan qui nous pousse à embarquer ce « bloc d’humanités » aux singularités entremêlées, vers une pièce chorégraphique chorale, en dialogue avec une composition musicale originale. À travers la dimension du groove : véritable « effet rythmique du rythme », nous explorons les paramètres de structure, de périodicité et de mouvement. Arrimées à ces notions, les caractéristiques du phénomène rythmique tels que la syncope, le tempo, l’unisson et les effets de contraste sont mis en jeu. Ils font surgir des métaphores traduisant la vitalité de cette jeunesse et son impatience à ouvrir un nouvel « horizon d’universalité » innervé de fraternité.

AKZAK, est inspiré du terme turc aksak, emprunté à la théorie musicale ottomane.
Il signifie « boiteux» et désigne les principaux rythmes irréguliers rencontrés dans les Balkans. Ces rythmes combinent le binaire et le ternaire.

Former un groupe « relié qui relie » tel un égrégore entendu comme la synthèse des énergies de chacun qui se lient, se relient, s’amplifient pour une puissance collective. Une énergie collective résultant des énergies individuelles, des états de corps qui, de façon irrépressible, interagissent, s’emportent et se déportent vers l’écoute des infimes, le débordement de soi, convoquant les notions de partage et de fraternité.
Faire surgir une force de cohésion qui puise aux singularités, laissant apparaître les écarts comme autant d’espaces, d’entres, où se joue la véritable possibilité du lien.

Une écriture rythmique
AKZAK est pensé comme un retour à l’essentiel à partir d’une partition chorégraphique chorale qui réunit 12 danseurs en dialogue avec une composition musicale créée et interprétée par Xavier Desandre Navarre. Ce musicien et percussionniste virtuose, développe une identité musicale toute particulière par l’éclectisme des rythmes qu’il convoque au service d’une approche qui s’appuie sur les combinatoires pour explorer la richesse des hybridations.
Le rythme dans ses expressions percussives et harmoniques traverse les humanités, les horizons culturels d’hier et d’aujourd’hui. Il est fait d’impacts et de résonances qui agissent tels des chocs sensoriels et perceptifs sur/dans/à travers le corps. Syncope, rupture, impact, suspens, fluidité, continuité, vélocité, vivacité, rebond, sont autant d’appuis et de retraits, de déclencheurs, propices à faire naître la danse. Une danse aiguisée, sculptée à l’énergie calligraphique. Une danse des contrastes qui convoque l’ensemble des zones corporelles et sensibles, du profond à la surface, du détail des doigts à la globalité du corps, faisant surgir un imaginaire partagé.

Une production inter continentale
Le travail des chorégraphes Héla Fattoumi et Eric Lamoureux autour de la création AKZAK se déploie de 2018 à 2021 avec des temps de recherche réguliers entre la Tunisie, le Maroc, le Burkina Faso et la France. Des workshops/auditions sont organisés avec de jeunes danseurs professionnels ou en voie de professionnalisation en partenariat avec des structures engagées dans la formation : Yeelen Don à Ouagadougou, Nafass à Marrakech, et le théâtre Mad’Art à Tunis.

Ces premières rencontres ont permis de constituer un groupe d’interprètes et de mettre en commun les matières chorégraphiques et musicales pour la création AKZAK. Par ailleurs, un projet de coopération décentralisée pour trois ans (2019/2021) est à l’œuvre entre VIADANSE et le Centre de Développement Chorégraphique la Termitière à Ouagadougou afin d’accompagner l’insertion sociale et professionnelle des jeunes danseurs issus de la formation Yeelen Don, il viendra nourrir les dynamiques d’échanges et de transmission au sein du groupe de création constitué par Héla Fattoumi et Éric Lamoureux.