P1120659
 

BNETT WASLA – Avril 2018

Création 2018 pour 4 interprètes

Chorégraphie : Héla Fattoumi / Éric Lamoureux

Interprétation : Oumaima Manai, Cyrinne Douss,Nour Mzoughi et Houda Riahi

Musique : Éric Lamoureux Extraits : Mounir Bachir – Hamza Eldin

Durée : 40 min

Production : VIADANSE CCN de Bourgogne Franche-Comté à Belfort

Co-Production : Ballet de l’Opéra de Tunis, Le Théâtre, Scène Nationale de Macon

Festival Carthage Dance, Tunis, les 27 et 29 juin
VIADANSE, CCN de Belfort, le 10 novembre
Première en France au Théâtre, Scène nationale de Mâcon Val de Saône, le 14 novembre
Festival Les Transversales, Théâtre Jean Vilar, Vitry sur Seine, les 12 et 16 avril 2019

BNETT WASLA – Avril 2018
Création 2018 pour 4 interprètes, première au Ballet de l’Opéra de Tunis le 30 avril

En 2010, Héla Fattoumi et Éric Lamoureux entament une réflexion autour de la transmission de leur répertoire de jeunesse. Sous l’impulsion de leurs interprètes, ils se mettent en quête de revisiter Husaïs (1er prix 1990 Rencontres internationales de Bagnolet) et Après-midi (prix nouveau talent SACD 1991). Pièces dont ils étaient les interprètes et qu’il leur a fallu reconstituer en archéologues de la mémoire fragmentaire.

Aujourd’hui, ils poursuivent dans cette démarche en proposant une création qui puise à la source du solo, Wasla-ce qui relie, créée en 1998 pour la Biennale de Lyon. Cette pièce emblématique est née lors d’une résidence de création au Théâtre National de Tunis dans l’enceinte du palais Halfaouine. À partir des éléments de base, les deux chorégraphes réinventent une partition pour quatre femmes, danseuses du jeune Ballet National Tunisien. Revenir à Tunis pour nourrir cette nouvelle aventure prend tout son sens en faisant ressurgir les sensations à l’origine du solo initial qui n’a pas quitté Héla Fattoumi pendant vingt ans.

En créant BNETT WASLA, Héla Fattoumi et Éric Lamoureux s’engagent dans une véritable expérience intergénérationnelle et transculturelle, puisant dans l’intime et le singulier vers le général traversé des enjeux liés à l’émancipation de la femme. Du creux incurvé qui accueille le dos des interprètes, émerge toute une syntaxe du lové, qui enveloppe et découvre tout à la fois des corps chrysalides. Les interprètes glissent d’un bord à l’autre de la paroi et lorsqu’elles s’en décollent, la danse semble subrepticement s’extraire d’une empreinte effacée. Éveillées de cette alcôve-abri, les danseuses s’avancent dans l’espace du trouble, sensualité qui laisse venir le spasme, possession étrangement diaphane qui monte aux visages et les transforme, mains serpentines qui insinuent le désir au plus secret des corps…